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Vers un marketing social : Evolution et nouvelles pratiques

Prenons le temps de revenir sur un concept de base, le marketing ou la relation client (CRM). Depuis ces vingt dernières années, le paysage web a fortement évolué, emmenant avec lui bon nombre de changements envers le marketing et donc la relation client.

Du web 1.0 au web 2.0, nous avons vu une nouvelle approche du marketing se construire : celle où le client communique directement avec la marque. Aujourd’hui, le marketing entre dans une nouvelle phase, celle du marketing 3.0. Voyons quelles en sont les caractéristiques.

Le changement s’est opéré au début des années 2000. Les nouvelles technologies de l’information et de la communication (TIC) ont pénétré le marché du grand public et investi les sphères privées des ménages et consommateurs lambda. Cette technologie est aujourd’hui appelée la « technologie de la nouvelle vague« . Cette vague procure et permet connectivité et interactivité entre les individus et les groupes.

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On passe à l’ère de la participation. Le consommateur devient « prosommateur« . En ce sens, il se professionnalise et devient un producteur et un outil marketing dans la société de l’information. C’est désormais lui qui fait le marché. Exemple : pour un blog, ce sont les lecteurs qui vont le faire vivre. Sans lecteur, pas de blog.

D’un web 1.0, on est passé au web 2.0 à partir du moment où l’interactivité sur le web est apparue. Il n’y a pas de moment précis pour définir la période de transition, mais l’arrivée des médias sociaux l’a fortement aidée. Comme l’explique Cory Janssen, co-fondateur du site Techopedia, le web 1.0 est la première étape d’une évolution constante. Il n’y a cependant pas de définition précise concernant ce web 1.0. Le web 1.0 c’est sans doute le web où les pages étaient statiques et où il n’y avait pas encore d’interactions.

L’apparition des médias sociaux a permis le développement de la technologie « Nouvelle vague ». Ils peuvent être classés en deux grandes catégories. La première est celle des « médias sociaux d’expression » comme les blogs, Twitter, Facebook et Instagram et la deuxième, celle des « médias sociaux de collaboration » comme Wikipédia par exemple.

Les médias sociaux d’expression, sont ceux qui ont un réel impact sur le marketing. Par exemple, en Belgique, sur Facebook, les marques pèsent 8 millions de fans, soit en moyenne 10800 fans par page. Elles réalisent 32560 publications mensuelles et 300000 likes de même que 78888 commentaires par mois.

On parle très rapidement du marketing 3.0, celui qui mélange le marketing émotionnel avec celui de la conscience humaine. Il est orienté « valeurs » et non plus centré sur le produit (Marketing 1.0) ou orienté vers le consommateur (Marketing 2.0). Trois grandes forces modèlent désormais le paysage des affaires dans le marketing 3.0, à savoir, la participation, la mondialisation et ses paradoxes et la créativité. Ces trois éléments encouragent les consommateurs (ou membres d’une communauté web) à plus de collaboration, de connaissance et de prise de conscience. Aujourd’hui, la « technologie de la nouvelle vague » devient le principal moteur de l’apparition du marketing 3.0. C’est la première force à l’origine du marketing 3.0 et c’est cette vague qui profite aux activités des entreprises. L’interaction est le facteur indispensable au bon fonctionnement de celles-ci.

Mais je me pose cette question, est ce que la phase du Marketing 3.0 ne touche déjà pas à sa fin ? Tout va vite dans nos sociétés, tout est en perpétuel changement. Le marketing est en quête de renouveau et d’outils toujours plus innovants les uns que les autres. Et si le marketing actuel, celui en plein changement, le « Marketing de rupture » comme certain l’appellent déjà, pouvait s’appliquer sur les réseaux sociaux?

Sources de mon article :

  • Le marketing de rupture : de nouvelles pratiques pour les marchés en mutation / Christophe Chaptal de Chanteloup ; préface de Jean-Christophe Vidal, de boeck, 2014, 117p
  • Marketing 3.0: produits, clients, facteur humain / Philip Kotler, Hermawan Kartajaya, Iwan Setiawan, avec MArc Vandercammen ; de boeck, 2012, 185p

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